TEXTES - ARCHIVES


De la guerre et des hommes


"Au combat, tu ne penses qu'au combat!!"
G.Chaliand in Mémoire de ma mémoire, Julliard 2003
Bien sûr on s'émouvra toujours (et on n’aura pas tort)à l'évocation des massacres qui se perpétuent au loin, les corps décharnés des enfants du Darfour, ceux déchiquetés par les bombes en Irak, en Afghanistan ou en territoire Palestinien, devant les images que nous en livrent directement dans nos salons douillets les télévisions du monde entier, mais trop souvent elles ne sont là (notre capacité d'empathie véritable touchant le point zéro, ou presque.) que pour nous servir, ces petites distractions, à oublier cette guerre, tout aussi réelle, qui se joue chaque matin aux premières heures du jour et dont découlent toutes les autres. 
Cette guerre perpétuelle qui n'a d'autre visage que le notre dans le miroir, sous la lumière crue des néons de toutes les salles de bains du monde...Visage encore bouffi de sommeil, visage ravagé par les années, par l'alcool, par la lâcheté quotidienne dans laquelle on glisse doucement au fil des jours qui passent...Visage de la première haine qui soit, celle que l'on se voue à soi-même et qu'on ne cesse de faire payer aux autres...Celle dont on ne se déprend pas, ou si peu, que l'on tente sans arrêt de masquer par mille subterfuges tous aussi misérables les uns que les autres, jusqu’à pratiquer l’inversion, ce masque de prétention égotiste qui ne tient pas trois secondes pour qui sait entendre.
Le poids de ce qu'être humain veut dire, être de langage voué à parler ce qui nous ravage, à expulser comme on dégueule à la face du monde l'abjection qui est ce fond que l'on ne cesse de dénier pour soi et dénoncer chez l'autre...Innocentes victimes d'un monde injuste, petites choses fragiles et irresponsables livrées à la maltraitances des loups, victimes de ses parents, de ses amis, de ses proches, de ses amours, de ses politiques, de ses patrons, de ses frères, de ses sœurs...La liste n'est pas exhaustive, nul ne peut parvenir à la dresser...il en manquera toujours un bout, une nouveauté, un nouveau bouc émissaire - tortionnaire à désigner...une fuite à se construire pour s'éviter, pour pouvoir geindre et se plaindre, pour pouvoir accuser...pauvre fétu de paille, jouet impuissant du destin, de la folie des autres, de la laideur du monde, des colères de la nature vengeresse, du Dieu tout puissant...
Pourtant, c'est bien celle-là et nulle autre qu'il faut mener chaque jour sans relâche, la guerre première, la guerre ultime, celle que tu ne remportes jamais totalement mais dont tu ne peux ni ne dois te détourner si tant est que tu aies un peu de dignité...celle dont ne peut se détourner celui qui, un fois seulement a osé lever les yeux vers le miroir, faisant face à l'abjection, la sienne, la plus lourde à digérer sans doute, mais sans laquelle, tout le reste est vain, simulacre, baratin...
Celle qui t'oblige à te rappeler, chaque matin qu'un jour prochain ta vie prendra fin, que tu n'en as qu'une, qui n'aura d'autre sens que celui que tu seras capable de lui donner, une vie dont tu es seul responsable, qui demande que tu aies, à ton endroit, ce minimum de respect et d'amour pour résister à la lâcheté, la médiocrité et à la tentation du renoncement qui te font des œillades comme de vieilles poules sur les trottoirs crasseux d'un quelconque bidonville le font aux vieux porcs libidineux qui, à avoir tout brader, n’ont plus que leur pognon auquel se rattraper.
Celle qui exige que tu ne dénonces jamais personne fut-il ton pire ennemi, que tu n'accordes jamais ton pardon à qui que ce soit parce que tu n'es ni plus ni moins, ni meilleur que quiconque, seulement différent, unique, à nul autre semblable, ce qui n'est déjà pas si mal pour celui qui parvient à l'assumer, et que par conséquent t'arroger ce droit est une absurdité.
Celle qui devrait t'interdire de ressentir la moindre pitié pour tes semblables, exactement pour les mêmes raisons, parce que tu n'es ni au-dessus, ni en dessous...
Celle qui doit t'interdire de te plaindre en dehors du cercle intime de ta propre conscience puisque qu'aucun des êtres qui t'entourent ne mérite que tu lui déverses ta merde bileuse (qui ne regarde définitivement que toi.) chaque fois que tu en as envie pour le seul plaisir pervers de les faire souffrir à leur tour, pour partager – ce verbe galvaudé et perverti, qui prend à l’aulne des réseaux sociaux un sens tout autre désormais -  afin de te sentir moins seul...
Celle qui devrait t'obliger à te souvenir que tu n'es jamais responsable que de toi même, ce qui est déjà si difficile à assumer au quotidien, et de tes seuls enfants qui ne t'avaient rien demandé et que tu as conçu, d'abord et avant tout, pour te survivre, mu par cet instinct atavique de perpétuation de l'espèce...Ce qui devrait t'engager, au minimum, à faire en sorte de leur donner le plus d'atouts possibles pour qu'ils choisissent de quelle manière passer cette vie, et non pas d'essayer de les dresser pour qu'ils se taisent et arrêtent de te faire chier (n'est-ce pas Eric Zemmour ?) parce qu'ils auront bien fini par en entendre quelque chose, de tes motivations premières...
Celle dont il faut que tu comprennes que tu ne peux pas faire l'économie si tu veux avoir(ne serait-ce qu'un peu) la prétention à vivre debout, au plus libre qu'il soit possible de l'être pour un homme, respectant ta parole, si un moment d'égarement t'a poussé à faire une promesse (et donc à prétendre pouvoir l'honorer) à un ami, un homme, une femme, un enfant. De ne jamais chercher à convaincre qui que ce soit, parce que ce mot contient et "con" et "vaincre", de ne jamais accepter de poste de chef, de maître ou toute autre fonction de cet ordre si tu ne veux pas avoir à renier tout ce que tu es ou essaies d'être, de te rappeler avec la plus grande acuité le chemin qu'il t'aura fallu parcourir pour parvenir à écrire ces quelques lignes si la folie ou l'extrême nécessité venait à te mettre en situation de juger l'un de tes semblables.
Enfin, et seulement si tu es déjà parvenu jusqu'ici - mais ça n'est pas là le plus triste – il te faudra encore savoir opposer un non franc, intangible et radical à tous les cons et les connes qui viendraient à croiser ta route, à ne jamais rien leur céder, parce que tu auras acquis ce savoir que la connerie, elle, ni ne se soigne, ni n'abdique devant les plus grands crimes à perpétrer, parce qu'elle est et a toujours été, avec l'ignorance de soi, le vrai visage de la barbarie humaine...
Franck-Olivier Laferrère - Fragments/ Mars 2007-remanié janvier 2011

 

Le P'tit Prince m'a dit...(Exhumation II- Mythologies)

Un jour que mon avion tomba en panne au-dessus du désert (ben oui, toutes les nuits je suis pilote...et alors, pas vous?), je fis une rencontre inattendue...
Sur le sable, tirant un lourd traîneau chargé jusqu'à la gueule, je reconnus le Petit Prince de St Exupéry...Oui oui, je vous assure...Le Petit Prince lui-même, pas un fake...
Aussi surpris que vous pouvez l'être, je m'enquis des raisons qui l'avaient fait revenir par ici :
"- Bonjour Petit Prince, que fais-tu donc ici ? Nous te croyions tous reparti depuis longtemps, sur ta petite planète...
- Je suis revenu parce que je m'ennuyais avec ma rose et mon mouton...ça ne produit aucun bien consommable une rose...Quant au mouton, depuis le temps...J'ai fini par en faire un rasta, tant sa laine finissait par menacer d'ensevelir ma planète...Et puis même ça, à la longue...Pfff...Aucun moyen de recycler mon savoir-faire au service de mon peuple...Je n'en ai pas...Alors j'ai décidé de revenir par ici pour me construire un avenir...Voilà...
- Un avenir ? le Petit Prince est en quête d'un avenir ?
-Ben quoi ? Les p'tits princes n'y auraient pas droit , peut-être ? Et pourquoi donc d'abord ? Je ne suis pas assez pauvre ? Pas assez laid ? Pas assez maltraité ? À moins que vous n’ayez oublié de m'inclure lorsque vous avez rédigé les statuts de la victime peut-être ?
- Non, non...Enfin je n'en sais rien, t'avouerais-je...Mais...Quel est donc cet avenir que tu voudrais construire ? Y a-t-il un rêve si puissant et si grand, irréalisable dans tout autre lieu de la galaxie, qu’il te fallait impérativement revenir sur Terre ?
-Non...Enfin si...Je voudrais avoir un métier garanti à vie, une grande maison, toutes les chaînes du câble et du satellite à regarder depuis mon canapé en cuir sur un écran plasma géant, mais surtout, surtout, ce que je veux plus que tout…C’est payer l'ISF !!Comme tout le monde...Je voudrais être riche, puissant, aimé et détesté...Parce qu'on m'a dit que si l'on est beaucoup haï, c'est parce qu'on a tout et que les autres n'ont rien...Et moi je trouve ça bien…Alors,je veux TOUT !! Je ne suis pas n'importe qui, quand même...JE suis le Petit Prince...tout le monde me connaît, même toi, c'est pour dire...Je suis donc célèbre...je mérite donc d'être riche!
-Mais enfin, ça ne peut pas être le rêve du  Petit Prince, voyons!! C'est juste bon pour nous...Pour certains d'entre nous, ce rêve-là...C'est un rêve idiot...Sans douceur, sans beauté...Sans poésie et sans amour...Un rêve creux, mortifère...Une course d'ânes sourds et aveugles qui s'ébrouent et se bousculent pour être certains d'arriver les premiers à l'abattoir, et puis...
- Mais ne t'inquiète donc pas pour moi… J'ai mis toutes les chances de mon côté..As-tu attentivement observé mon traîneau ? (d’un geste de la tête, je dus avouer que non…)
Comme je veux rester le bon Petit Prince (c’est extrêmement important que je reste Le bon Petit Prince, c'est mieux...Comme ça, ceux qui te haïssent ne peuvent rien dire...).J'ai décidé, sur les conseils de M. Hulot, de recycler...Mais, comme je ne savais pas quoi recycler… j'ai choisi de ramasser toutes les idées idiotes et tous les concepts creux que vous produisez, comme les cochons produisent de la merde...regarde..."
Effectivement, sur son traîneau s'entassaient les formules les plus incongrues et les plus sottes de ces derniers mois, années, décennies..."l'Humanitaire est l'entreprise de demain", "Aimez-vous les uns les autres", "Dieu est mort!", "Vive le communisme!", "Vive le libéralisme!", "La rupture tranquille", "Désir d'avenir", "Pour un Grenelle de l'environnement", "La France aux français!", "Tu l'aimes ou tu la quittes","Il est interdit d'interdire","Ensemble, tout est possible","Devenez décroissants"...etc , etc...Slogans creux, phrases toutes faites, formules de pubards ou de communiquants, il y avait là le pire de ce que le vide socio-politique de ces trente dernières années s'était fait une gloriole d'inventer...La caverne aux échos...


- "Mais enfin...Le Petit Prince est normalement immunisé contre la vacuité et la vénalité...Tu disais nous trouver étranges...Compliqués...Bêtes, même...


- Ben oui, mais je m'ennuyais...C'est terrible l'ennui...Et puis flûte, après tout! Puisque tout le monde le fait...Pourquoi n’y aurais-je pas droit moi aussi ??!!


-  Mais...Parce que tu es Le petit prince justement !!!
-  Donc, je fais ce que je veux!
- Mais...Et puis tu risques d'avoir un problème, tout Petit Prince que tu sois : avec ton traîneau et tes pieds nus, tu vas tomber sous le coup de la loi LOPPSI 2, on va te prendre pour un Rom ou un Gitan ou...Enfin, bref ! Un de ces innombrables errants dont il faut dare-dare débarrasser notre beau pays!
- Hop hop hop, que nenni mon bon Monsieur ! Parce que figure-toi que j'ai étudié la question.
- Et?
- Eh bien, nous sommes d'accord : je suis un monument et un monument, que je sache, c'est tout sauf un habitat précaire, donc, tout va bien!
- Mouais...Si tu le dis...Et s'ils décident de supprimer l'ISF et d'abandonner leur idolâtrie des yachts et des Rolex, que te restera-t-il ?
- Bah...Outre les sempiternelles éditions de ma version douce, déjà cent millions de fois encensée, je vais m'empresser d'ouvrir mon compte Facebook, pour me garantir et l'immortalité et la jouissance sans fin et sans limite des retours ad libidum, dont tout un chacun profite allègrement et de manière tout à fait injuste, si tu veux mon avis (il ne faut tout de même pas déconner, le Petit Prince, le seul, l'unique, c'est moi, non ?). Une fois tout cela mis en place, je n'aurais plus qu'à me suicider une nouvelle fois, au moins aurais-je cette délicieuse certitude que vous vous morfondrez, coupables et désespérés...Ce qui ne peut pas vous faire de mal, ce qui même, à mon avis, vous fera le plus grand bien tant vous aimez cela, l'aigre jouissance de la culpabilité...
- Eh bien, Petit Prince, je crois que s'il me restait encore la plus petite illusion, tu viens de m'en débarrasser, avec la délicatesse d'un jet de napalm sur un champ de petits pois...
- Mais, je t'en prie, si je peux rendre service !" :-D


FRANCK-OLIVIER LAFERRÈRE / Fragments
Texte rédigé en avril 2007, remanié en décembre 2010.




 

En marge

Aimer les marges,
en avoir le souci réel ainsi que de chacune des singularités qui les composent, ce n'est pas être fasciné et encore moins se prétendre même pour en jouir perversement. Non, c'est pratiquer l'éloignement proche ou la proximité lointaine, unique moyen d'en entendre et d'en dire quelque chose de vrai et d'ainsi, peut-être, leur rendre un peu de ce que nous leur devons : la possibilité irréductible - parce que toujours renouvelée - d'une liberté...
Théorie des effractions : Fragment 1, par F-O L

Aimer c'est résister

L'envie aussi subite que fulgurante de replonger dans la lecture de Fante...en même temps, je n'ai que peu de difficulté à retracer le cheminement de cette pulsion...j'ai découvert Fante durant l'été 2000...je venais juste de terminer la rédaction du manuscrit d'Incorrigible, bien loin de m'imaginer que je mettrai tant de temps à le présenter à l'édition...porté par la seule vague de ce désir auquel j'avais enfin lâché la bride...C'est S. qui me le donna à connaître, un soir d'errance langoureuse à la terrasse de "L'Antidote", sirotant une énième Blue Margarita, tout en proie au vide d'en avoir terminé, bousculé par le retour des angoisses qui s'y adjoignaient tels de petits mollusques sur l'étrave d'un bateau qu'on laisserait à quai...Il n'y avait rien d'innocent dans ce geste...sa manière à elle de me dire son incompréhension du ton général de mon manuscrit...cette morgue qui se refusait à la désespérance...qui se refusait à dépeindre un univers gris, seulement moucheté, ça et là de courtes jouissances arrachées au désespoir comme les verres qui défilent les nuits de fuite sourde...vindicatif, et peu amène aux concessions...de la violence du rejet de greffe...de ce besoin de ne pas vouloir compatir...d'en finir avec le temps des larmes et de la prise de gants qui caractérisait l'attention que je portais à autrui en règle générale...envie d'entendre et de lire quelque chose de la complainte...de la haine de soi à laquelle il serait impossible d'échapper...véritablement...La confrontation brutale entre l'idée qu'elle s'était faite de moi (j'entretenais une relation durable, professionnelle et amicale avec ses parents depuis plusieurs années...et il ne sera pas dit que sa mère n'aura pas essayé de forcer un rapprochement que je ne voulais pas...quitte à me dézinguer aux yeux des femmes dont je croisais la route et que j'avais l'inopportune idée de lui présenter (encore une, mais je ne dénierai pas ma part de responsabilité dans cette histoire, qui se prenait pour ma mère) et de la possibilité du renoncement...que je cède pour sombrer, doucement, vers ce qui, pour tant de gens, signifie l'acceptation de la raison...poser les armes, chercher une gentille fille qui prendrait soin de moi, abandonner cette course effrénée à l'Amour...la haute idée que j'en ai, refusant les sempiternelles confusions qu'on y accole dès lors que l'on en vient à évoquer les "concessions nécessaires"...et puis écrire de gentils livres sensibles et légèrement désespérés... Tout en abandonnant corps et âme au service d'autrui...sorte de saint là pour expier les péchés du reste de l'Humanité...puisque la vie est à chier, que l'Amour n'existe pas (ou ne dure que trois ans, hein ? ben voyons) contrairement au couple, qui lui, se construit dans l'abnégation et le meurtre de soi...et de l'autre...évidemment, ceux qui sont déjà morts ne perçoivent pas, par refus ou par impossibilité, cette question du meurtre de l'un, de la haine de la Liberté qui anime et nourrit chacun de leurs gestes...de l'inversion sans cesse réitérée de l'expression "mieux vaut vivre seul que mal accompagné" en : "mieux vaut vivre mal accompagné que seul" ce qui, si l'on regarde un tant soi peu objectivement autour de soi, est bien la règle qui encadre le commun...Et dont on s'extirpera (tout au moins se le racontera-t-on avec force démonstrations et sourires figés au collagène) soit par l'entretien d'aventures extra-conjugales dont on susurrera les moments les plus croustillants à l'oreille de son voisin lors des grandes fêtes des retrouvailles annuelles, qu'on étalera sous pseudo, à longueur de pages web, à moins qu'on ne vante ses exploits échangistes dans un quelconque club sordide comme il y en a tant désormais dans les provinces françaises...j'ai presque envie de vomir, là, to de go, en martelant ces mots sur mon innocent clavier...

Aimer, c'est résister...

De la confusion du sens de ce que le libertinage induit, de ce qu'il y a d'anachronique à vouloir copier Sade ou Casanova, tant dans leurs écrits que dans leurs gestes aujourd'hui...de ce que cela pouvait valoir et de l'importance capitale qu'existe un Casanova dans l'atmosphère pestilentielle de la Venise des Doges... et que, dans la société française pré révolutionnaire, révolutionnaire (je ne reviendrai pas sur Robespierre) et post révolutionnaire, Sade ne lâche rien...

Désormais, formatée, convenue à en pleurer, codifiée plus surement que la marche à pieds, la course à la jouissance n'est plus qu'une pathétique course au vide pour ses pratiquants, une frustration incommensurable pour les millions d'impotents qui collent leur bureaux, leurs caleçons et leurs claviers ou leurs écrans (mais, ça, seulement pour les plus présomptueux), le terreau de la littérature du désespoir qui chante la misère sexuelle et les petits tourments du quotidien...ou la justification mortifère de la repentance laïque et religieuse qui scande le retour des valeurs maréchalistes...

Aimer c'est résister...encore faut-il en avoir le courage...Aimer c'est vivre libre...

J’emprunte la citation d'André Breton : " dans la chiennerie de notre temps, il nous reste l'amour..."
FRANCK-OLIVIER LAFERRÈRE / FRAGMENTS 19 AVRIL 2007